07/19/2018

Montréal pointée du doigt pour ses fuites d’eau


Il y a encore trop de fuites d'eau à Montréal, a critiqué la vérificatrice générale (VG) de la métropole. Cette dernière reproche également à la Ville sa politique de gestion des matières organiques. Malgré la mise en place, en 2012, d’une stratégie montréalaise de l’eau, "force est de constater que le taux des pertes d’eau potentielles sur l’ensemble du réseau de l’agglomération demeure encore élevé", écrit Michèle Galipeau, dans son rapport annuel déposé au conseil municipal. Alors que Québec avait fixé pour objectif d’atteindre d’ici la fin de l’année 2016 un taux de fuites maximum de 20 % du volume total d’eau distribuée, ce chiffre atteint 34,7 % à Montréal. Cette estimation est l’une des plus importantes des dernières années. Elle est néanmoins en baisse par rapport à 2002. Les pertes d’eau potable étaient alors estimées à 40 %. Mais cela ne suffit pas, assure la VG, en demandant à la Ville de refaire ses devoirs à ce sujet. Selon elle, la politique montréalaise mise en place "ne permet pas de réduire de manière optimale les fuites sur le réseau d’aqueduc en accord avec les exigences et les orientations prises." Responsable de ce dossier au sein de l’administration de Valérie Plante, le conseiller Sylvain Ouellet a affirmé que cette conclusion confirme les engagements de son administration de continuer d’investir dans l’eau. "On est évidemment au courant que le réseau est vieillissant. Il y a encore des fuites, il faut [investir]", a-t-il spécifié. Il ajoute que la quantité d’eau produite a beaucoup chuté, ce qui entraîne un volume d’eau perdue moins important. Début janvier, l’administration municipale avait notamment décidé d’augmenter la taxe liée à l’eau de 1,1 %, ce qui a entraîné une hausse globale des taxes de 3,3 % pour 2018.

Photo Charles Contant / Radio-Canada

Romain Schué – Radio-Canada  

 

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